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"Thérapie Holistique" serait-il un gros mot ?


Pourquoi les thérapies holistiques se retrouvent-elles dans une opposition quasi systématique par rapport à la médecine conventionnelle contemporaine ?


En médecine allopathique ou conventionnelle, la définition de la maladie se comprend comme l’altération de la santé manifestée par des symptômes dits cliniques (type fièvre ou amaigrissement), sur des analyses sanguines ou autres. On s’appuiera sur une classification des maladies, et le traitement est basé sur la pharmacopée, la chirurgie et la radiothérapie.

Dans l’espace hospitalier, la distribution des services avec les différentes spécialités bien définies, nous montre bien que l’individu malade est envisagé en premier lieu, en fonction de sa pathologie. C’est une médecine des spécialisations (gynécologie, ophtalmologie, psychiatrie, etc…) où la personnalité du malade, son environnement, son vécu n’entre pas ou très peu en ligne de compte dans l’analyse de son cas.


Le point commun revendiqué des thérapies holistiques est la considération du patient comme une personne entière. La considération de l’individu prédomine, par rapport à sa maladie. La notion de thérapie holistique implique que la perception de soi d’un individu, ou la conscience de lui-même ne se détermine pas dans une zone en particulier, mais dans la personne entière, composée d’un corps physique, du mental (en tant que fonction du cerveau), des sentiments ou émotions (en tant que fonction entre le cerveau ou système nerveux central et le corps physique) et dans son interaction avec les autres. Dans le cadre de la pratique du Tui Na et du TuinaWang en particulier, l’objectif du travail du praticien TUINAWANG sur le corps est de privilégier la connexion corps/psyché et d’influencer les champs d’énergie du corps humain qui affectent la santé physique et psychologique. Les bienfaits de cette technique thérapeutique, au même titre que d’autres, ont pu et continuent d’être vérifiés par les recherches empiriques contemporaines. Ces techniques sont considérées également comme des traitements complémentaires qui ajoutent de l’efficacité à des traitements de la médecine conventionnelle pour des troubles psychologiques ainsi que physiques.


Alors pourquoi une telle relégation, une telle méfiance, une opposition souvent frontale ?


Deux réponses possibles :

On classe dans les thérapies holistiques des thérapies très anciennes, parfois de plusieurs millénaires, souvent en provenance d’Asie, comme la médecine traditionnelle chinoise et la médecine ayurvédique, qui pâtissent souvent, dans l’esprit des tenants de la médecine conventionnelle occidentale d’un parfum d’exotisme suspect.

La naturopathie, quant à elle, présente en Occident depuis l’Antiquité grecque, dans le sillage de la pensée d’Hippocrate, et présente jusqu’au début du XXème siècle a été détrônée par la pharmacopée chimique, chère à la médecine conventionnelle contemporaine.

A ces trois thérapies traditionnelles, s’agrègeront au fil du temps des thérapies somme toute, assez récentes :

- L’homéopathie, fondée par Samuel Hahnemann date du XVIIIème siècle, sur un des principes d’Hippocrate (père de la biologique scientifique) à savoir la loi des semblables,

- L’ostéopathie, née aux Etats-Unis, créée par le médecin Andrew Taylor Still au XIXème siècle, s’appuyant sur le postulat mécanique du corps humain.

- La psychothérapie, née en tant que technique thérapeutique nouvelle au XIXème siècle grâce à Philippe Pinel.

- L’Art thérapie, engendrée par Adrian Hill, aux Etats-Unis dans la seconde moitié du XXème siècle.

- L’hypnothérapie qui doit sa naissance à Frantz Anton Mesmer, au XVIIIème siècle.


Quant aux pratiques qui privilégient la dimension spirituelle et mystique de l’individu, telle que le chamanisme, qui perdure aujourd’hui dans des régions du monde aussi éloignées que la Mongolie peut l’être du Pérou, ou bien le Reiki qui vient du Japon, font partie des thérapies controversées et peinent à être reconnues en Occident en raison justement de leurs bases « irrationnelles », certainement car le mysticisme, en tant qu’union intime de l’Homme avec le Divin, qui faisait partie intégrante de la médecine en Occident jusqu’à la Renaissance, en a été totalement banni depuis.


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